Carnets de Voyage bicycle_flickr-pesis

Publié le 22 octobre 2014 | par Sarah Rodrigue-Allouche

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Découvrir le monde sans le polluer, est-ce possible ?

sara-testIl y a près d’un an, j’ai résolu de remettre en question mes envies de voyage qui signifient, il faut bien l’admettre, un impact certain sur notre atmosphère. J’habitais alors en Suède et me rendre en cours à vélo tous les jours n’était pas un problème, plutôt un plaisir, même lorsqu’il s’agissait de parcourir plus de 35 kilomètres. Lorsqu’il a été question de retour dans l’hexagone, j’ai opté pour bus, train, covoiturage et bicyclette quand ce fut possible, un voyage qui dura plus de deux semaines et qui me fit découvrir des coins géniaux du Danemark et de l’Allemagne. Cette façon alternative de voyager a permis des rencontres inespérées.

Cependant, il y a des fois où ce n’est pas si simple. Ayant reçu l’énorme chance de terminer mon master en Australie, s’y rendre sur deux-roues n’est pas vraiment gagné – surtout quand on a une rentrée à respecter. J’avais donc commencé à explorer diverses pistes. Se rendre en Australie en traversant le Moyen-Orient et l’Asie semblait extrêmement compliqué pour des questions de visa et de financement. Une autre route me paraissait plus faisable, se diriger vers l’Ouest, traverser l’Atlantique puis le continent Américain et enfin le Pacifique afin d’échouer à Wollongong. C’est ainsi que l’été dernier à Paris, j’ai tenté de contacter tout un tas de personnes intéressées par cette idée de voyage à faible impact, sur des réseaux comme Couchsurfing, Vogavecmoi ou la Bourse aux Équipiers. Toutes ces recherches prennent bien entendu du temps et de l’énergie, mais voyager différemment peut offrir tellement plus. Au cours de ces recherches, j’ai croisé le chemin d’autres baroudeurs alternatifs, notamment la belle Franzi, une Allemande citoyenne du monde, ou Xavier, un Breton ayant pour projet de monter une association pour combiner deux de ses passions, la voile et l’humanisme.

Cependant, la traversée de l’Atlantique à la voile ne peut s’effectuer qu’entre le mois de novembre et décembre ce qui pour moi ne rendait pas jouable ma rentrée universitaire en Australie au mois de janvier. D’autres baroudeurs plus téméraires ont eux pris le parti de se lancer dans cette aventure, Franzi se trouve actuellement au Portugal dans l’espoir de trouver un voilier pour les Caraïbes et elle a pour intention de soutenir l’association Akilima en ralliant le continent américain. Bravo mademoiselle!

Bref, ami lecteur, me trouvant actuellement sur la côte californienne, je cherche toujours un moyen éco-friendly de rejoindre l’Océanie. Alors n’hésite pas à me contacter si tu as un tuyau! Voyager en dehors des sentiers battus nous fait grandir. Avoir choisi de boycotter l’avion ce printemps m’a permis de me réveiller chaque matin dans une ville différente dont j’ignorais tout la veille.

Liens:

http://www.akilima.com/

http://vagabondingblog.wordpress.com/

 

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À propos de l'auteur

Sarah Rodrigue-Allouche

Citoyenne du monde comme le recommande Bill Mollison un des pères fondateurs du mouvement de la permaculture, je poursuis une maîtrise d’histoire environnementale avec l’université d’Uppsala en Suède après avoir pas mal bougé et croisé beaucoup de visages. Je suis impliquée dans quelques associations comme le Réseau Sortir du Nucléaire en France mais j’essaye par dessus tout d’agir à l’échelle de ma propre vie.



One Response to Découvrir le monde sans le polluer, est-ce possible ?

  1. Xavier says:

    Merci Sarah pour ces beaux et intéressants articles. Au plaisir d’en lire de nouveaux. 🙂

    A bientôt

    Belle Vie

    Xavier

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