Publié le 1 octobre 2015 | par Rédaction Zango

Paul Watson – Pierre Rabhi. Le Pirate et le Paysan

Marc de la Ménardière nous propose une interview croisée entre le Capitaine Paul Watson – président fondateur de Sea Shepherd – et Pierre Rabhi – paysan, écrivain et inventeur des « Oasis en tous lieux ».

Paul Watson

Après avoir été confronté à la chasse aux castors dans son Canada natal, il commence à protéger les espèces sauvages à l’âge de dix ans. En 1969, il est le plus jeune membre fondateur de Greenpeace.Capitaine Paul Watson Il s’en écartera pour fonder Sea Shepherd en 1977.
Après avoir défendu la cause animale sur les continents, il se consacre à la sauvegarde de la vie marine. Il nous explique que, partagé en 6 parties, l’océan est le système sanguin de notre planète : « L’océan est le système qui permet la vie sur terre. […] Si l’océan meurt, nous mourrons. »
Diversité, Interdépendance et Finitude des Ressources sont pour lui les trois lois fondamentales de l’écologie.

Pierre Rabhi

De son côté, cet ardéchois d’adoption tourne rapidement le dos à l’agriculture moderne – qui se révèle à ses yeux destructrice – et oriente son combat vers une agronomie conforme à la vie. Il développe ainsi un autre rapport entre l’homme et la nature.
« Sauver la terre, c’est sauver l’humanité ».

L’agronomie actuelle relève selon lui de la pétrochimie internationale où engrais et pesticides viennent remplacer le travail du vivant. Il nous rappelle ce vieil adage de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Deux philosophies distinctes

Paul Watson nous explique que la vision anthropocentrique, celle de nos sociétés modernes où l’homme est au centre de la création, doit être révisée au profit de la vision biocentrique où nous sommes une partie de l’ensemble.

La coopération, voilà comment la vie se serait développée avant que l’humain n’apporte la dualité nous dit Pierre Rabhi. « La difficulté de l’être humain est qu’il est conscient de sa mort » créant ainsi l’angoisse qui nous fait rechercher la sécurité.

« HOKA HEY » C’est un bon jour pour mourir ! Voilà la maxime des LAKOTAS pour qui l’important réside dans la manière de vivre et ce jusqu’à accepter de périr pour ses croyances. Effacer sa peur de la mort permet de tout faire nous dit Paul Watson, nous donnant ainsi la clé qui lui a permis, avec les membres de Sea Shepherd, d’aller attaquer les baleiniers en pleine mer en prenant les risques que l’on connaît.

Agression non violente

« Vous ne voulez jamais faire de mal, mais parfois, quand ils ne peuvent pas voir l’illumination, il peut être bon de les effrayer ». C’est avec ces mots que le Dalaï Lama approuvait l’approche de Sea Shepherd : l’intimidation et l’agression sans la violence. Une résistante non violente pour défendre la vie marine.

Pierre RabhiPour Pierre Rabhi, cette agressivité, aussi non-violente puisse-t-elle être, révèle que le problème reste présent. Il faut également le comprendre pour pouvoir agir sur ses causes plutôt que sur ses conséquences.

Crédits

Entretien réalisé par Emmanuel Chevilliat, en partenariat avec Zango média
Interview : Marc de La Ménardière
Montage : Victorien Tardif
Tournage : Zango média
Animation : Colin Barbier
Musique : Alain Féral
Traduction : Thibault Chazal et Élisa Deboves
Images : Home (avec l’aimable autorisation de Goodplanet), Planète Océan, En Quête de Sens, Le dernier Pirate, Sea Shepherd a Movement
Photos : Ultreïa

Tags: , , , , , , , , ,


À propos de l'auteur

Rédaction Zango

Regroupant l'ensemble de l'équipe de rédaction, cet auteur aux multiples visages publie les vidéos et les écrits collectifs.



5 Responses to Paul Watson – Pierre Rabhi. Le Pirate et le Paysan

  1. Johann says:

    Interview riche et impressionnante !
    À (re) partager sans hésiter 🙂

  2. S. says:

    Bravo et merci P. Watson!

  3. S. says:

    ET P. Rabhi/M. de la Ménardière

Laisser un commentaire

Back to Top ↑